Les sites zdnet.fr et printnews nous livrent cette semaine deux articles sur la contrefaçon des consommables.
On y apprend que ce « mal » ferait perdre près de 500 milliards d’euros par an aux fabricants. Ces chiffres, à prendre évidement avec des pincettes, proviennent de l’organisation douanière mondiale (WCO) et de la chambre de commerce internationale (ICC).
L’article nous explique que la marque japonaise Oki est à la pointe de la lutte contre la contrefaçon et qu’en l’espace de 4 ans, 430.000 contrefaçons de produits Oki ont été saisies.
Le fabricant japonais met les moyens pour stopper la contrefaçon et Gérard Bouhanna, Directeur Général Adjoint d’Oki, explique que la marque nippone possède ses propres services d’enquêtes et d’avocats pour mener la guerre aux consommables illicites !
On le sait tous, le problème de la contrefaçon, en dehors des réseaux mafieux qui en sont à l’origine, est avant tout un problème de prix pour le consommateur !
Les marges bénéficiaires réalisées par les fabricants ne se font évidemment pas sur les ventes d’imprimantes, mais sur la vente des consommables comme les cartouches ou les toners !
Il n y a qu’à regarder du côté du business très rentable de la recharge de cartouche pour se rendre compte que pour le consommateur, le prix payé pour les consommables est beaucoup trop élevé.
Vendre des imprimantes à 50€ et deux cartouches de couleurs pour le même prix n’est pas très « honnête ». Qui pourrait croire que le prix de fabrication d’une imprimante est à peine plus élevé que celui d’une cartouche que l’on remplit d’encre ??
Vendre des imprimantes à perte pour, ensuite, fournir aux clients des cartouches sur lesquelles des marges bénéficiaires gigantesques sont réalisées, est malheureusement devenu la logique commerciale pour beaucoup de fabricants.
Au lieu de se plaindre et d’investir dans des réseaux d’enquêteurs, les marques contrefaites devraient peut-être revoir leur politique commerciale concernant les consommables…















